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REGARDS

SUR LA CULTURE UKRAINIENNE

 

 

Ukrainienne de 77 ans, Anastasia Rak pratique la peinture sous verre. Ce faisant, elle fait renaître une tradition populaire qui s'était développée jusqu'au début du XXème siècle, et qui s'est éteinte brutalement dans les années 30. Bien que de facture franchement naïve, ses oeuvres véhiculent au second degré des interprétations plus subtiles, avec des pointes d'ironie critique.
Au Musée de l'Homme, Paris 16ème, nov 99 - avril 2000.
 

 


 


Douma sur l'Ukraine, 1991
Oeuvre de Marina Yatchenko, Kyiv
(
Ukraine Online -Art)

Le thème du kobzar - cosaque chantant des chants épico-lyriques en s'accompagnant à la bandoura ou kobza - revient très souvent dans l'iconographie de l'art ukrainien. La peinture sous verre de Anastasia Rak en est un exemple. Les illustrations ci-contre fournissent des exemples supplémentaires d'interprétation de ce thème. A gauche, le peintre Marina Yatchenko suggère un lien avec la civilisation et mémoire du pays. A droite, Marichka Sosenko a choisi un cadre plus bucolique pour représenter un kobzar solitaire communiant avec la nature avec son cheval - symbole de liberté - comme seul témoin.


Marichka Sosenko (Nancy, 1999)

 


 

Douma. Douma (ou doumy au pluriel, les anglosaxons écrivant duma) est le nom donné à ces chants épiques interprétés par les kobzars et dont les thèmes se rapportent à des évènements de la période cosaque des 16ème et 17ème siècles.

La douma se distingue des autres poèmes du même type par le fait que la structure n'obéit pas à des règles établies et varie en fonction du récit, en utilisant des phrases syntaxiquement complètes, véhiculant chacune une idée bien déterminée. Le vers se compose de 4 à 40 syllabes, et la rime joue un grand rôle en établissant des liens entre les différentes strophes. La douma n'est pas vraiment chantée, mais plutôt psalmodiée, avec une mélodie ressemblant à une lamentation et soutenue par l'accompagnement d'un instrument tel que la bandoura, la kobza ou la lyra (vielle à roue).

Les spécialistes établissent une connexion entre la douma et les formes poétiques qui existaient en Ukraine au 12ème siècle. La douma serait le résultat de la synthèse du chant folklorique, fondement du genre, avec l'influence "livresque" (plus intellectuelle) qui apparut aux 16è et 17è siècles. On y trouve beaucoup de vocabulaire archaïque ainsi que des termes issus du vieux slavon (langue liturgique). Les éléments de nature livresque auraient été introduits par des musiciens colporteurs au 17è siècle, dont l'inspiration individuelle est venue enrichir la créativité d'origine populaire.

Il y a 2 cycles principaux de doumy, liés aux circonstances historiques. Les thèmes du 1er cycle, le plus ancien, concernent la lutte avec les Tatars et les Turcs : la mort du cosaque, les succès des raids de libération des cosaques emprisonnés dans les gêoles turques. Ceux du 2ème cycle sont liés à la guerre polono-ukrainienne et évoquent les batailles menées par le Hetman Bohdan Khmelnytsky. Dans les deux cycles, outre les évocations historiques, les doumy incluent des chansons de moeurs moralisatrices ou brodent sur des thèmes sociaux.

 

Douma sur le thème du cosaque Holota (16ème siècle)

[Ce chant fait partie du répertoire de Taras Lazourkevytch]

A travers les champs de Kylyïmck,
Et sur les chemins boueux et défoncés par les combats,
Se promène le cosaque Holota,
Il ne craint ni la dague, ni l'épée,
Ni le diable des marécages.

Il est vrai qu'il porte un habit somptueux,
Trois redingotes
Dont une de mauvaise qualité, la deuxième pas jolie
Et la troisième même pas assez bonne pour la porcherie,
Le cosaque Holota a de belles bottes
Où que l'on regarde, on lui voit les talons et les orteils.
Le cosaque Holota a un couvre-chef,
troué sur le dessus, rapiécé avec de l'herbe,
Le vent entre par ici et ressort par là
Et refroidit le jeune cosaque.

Le cosaque Holota vagabonde et ne s'arrête
ni dans les villages, ni dans les villes.
Mais il regarde vers la ville de Kylïa
Où est assis un Tatar, âgé et barbu.
Il gravit la colline et s'adresse au Tatar :
" O toi le Tatar, vois-tu la même chose que moi,
as-tu les mêmes pensées que moi ?

" Moi, répond-il, je ne vois qu'une chose : ce n'est pas un aigle qui plane au-dessus des champs, c'est le cosaque Holota qui chemine sur un beau cheval.
Je veux l'attraper vivant,
Et le mener dans la ville de Kyliïa pour le vendre.
Et devant des seigneurs et des pachas, vanter ses qualités pour en tirer un bon tas de pièces d'or et d'argent.

 
 
L'Ukraine, reconstruction d'une mémoire musicale. Pierre Goetschel, producteur de l'émission "Nuits magnétiques" sur France Culture et réalisateur de documentaires cinématographiques s'explique sur les motivations qui l'ont conduit à réaliser le film Un voyage musical au fil d'une mémoire. Selon lui, "l'Ukraine est un pays qui, par son histoire, a une mémoire presque tronquée, très difficile à mobiliser, dans la parole et dans l'histoire officielle qui n'existe pas ou peu". Il ajoute qu'à son sens, "un moyen très efficace de convoquer cette mémoire c'était justement la musique et plus précisément la musique traditionnelle." Au cours de son entretien avec Catherine Chantrenne, Pierre Goetschel donne des avis intéressants sur les influences qui ont modelé les musiques ukrainiennes.
 
 

Myroslav Skoryk est né à Lviv en 1938. En 1947, il est déporté avec ses parents en Sibérie, dont il revient en 1955. Il rentre alors au Conservatoire de Lviv pour étudier la composition avec S. Lioudkevych, P. Simovych et A. Soltys. Entre 1960 et 1964 il poursuit ses études au Conservatoire de Moscou avec le fameux D. Kabalevsky. Son diplôme en poche, il rejoint en 1964 le corps professoral du Conservatoire de Lviv, puis celui du Conservatoire de Kyiv en 1967. En dépit de son jeune âge - il a alors la trentaine - Skoryk apparaît rapidement comme l'un des enseignants de composition musicale les plus remaquables. Il a formé des compositeurs reconnus comme Stankovytch, Karabytz, Kyva, Ilyin, Shoumeiko, Vereshchahin, Zoubytsky, Stepurko, Havrylets et le Lituanien Balakauskas.

Skoryk est également connu en tant que musicologue spécialisé dans la musique contemporaine. Il a écrit deux ouvrages, Le système modal chez Prokofieff et Les aspects structurels dans les accords de la musique du 20ème siècle.

En plus de l'enseignement et de la composition, Skoryk se dévoue pour préserver et faire revivre l'héritage musical ukrainien des siècles passés (du 16ème au 20ème) et organise tous les printemps un festival de musique à Lviv pour promouvoir la musique d'Ukraine. Actif au sein de l'Union des compositeurs d'Ukraine depuis 1968, il est aujourd'hui le chef de la section de Lviv. Il est lauréat du Prix Chevtchenko et détient le titre d'Artiste du peuple d'Ukraine.

La musique de Myroslav Skoryk lui est unique, innovante et contemporaine dans son esprit, tout en restant en harmonie avec les traditions populaires ukrainiennes. Son oeuvre est "tissée" de folklore même si les thèmes folkloriques apparaissent rarement de manière explicite. Il cherche à obtenir une synthèse naturelle des intonations populaires au travers des moyens modernes d'expression.

Skoryk a produit une vaste gamme d'oeuvres, comprenant de la musique symphonique, vocale, pour orchestre de chambre ou interprétation solo. Son Concerto carpathe a été primé en 1991 lors d'un Concours international à Kyiv. Le Triptyque houtsoul, qui reprend le thème qu'il a composé pour le film Les ombres des ancêtres oubliés, est une autre de ses contributions bien connues.

Parmi ses autres oeuvres connues figurent également les Concertos n°1 et 2 pour violon, les Concertos n°1 et 2 pour piano, les Sonates n°1 et 2 pour piano et violon, la Partition n° 1 pour orchestre de chambre, la Partition n° 3 et la Mélodie lyrique pour quartet de cordes, ainsi que la Partition n° 5 pour piano. Il a aussi à son actif 70 musiques de films et théâtre. Son talent à facettes multiples l'amène à s'intéresser également au jazz ou à la musique populaire, et il a écrit un certain nombre de chansons.

Voix Ukr. 29/05/01 - D'après Lvivopera.org.

 

Koliady, tradition de Noël en Ukraine. Comme dans beaucoup d'autres pays, la fête de Noël a inspiré de nombreux chants ukrainiens. Ce genre de chant, appelé koliadka en ukrainien (koliady au pluriel), qui brode sur les thèmes liés à la naissance de Jésus-Christ et aux festivités associées, s'est beaucoup développé dans ce pays ancré à la tradition du chant choral.

A l'origine chant populaire, la koliadka n'a pas manqué d'inspirer des générations de musiciens et d'évoluer sous l'influence des arrangements successifs qu'ils ont apportés.

Selon la tradition, à l'époque de Noël, des groupes de jeunes allaient de maison en maison pour chanter des koliady dans chaque foyer; en échange de quoi ils recevaient une copieuse collation. Voix d'Ukraine vous propose d'écouter l'un des grands classiques chantés dans ce contexte, Dobryi Vetchir Tobi (Bonsoir à Toi).

Le chant débute avec les paroles suivantes :

    Bonsoir à toi, maître de céans,
    Réjouis toi, comme se réjouit la terre entière,
    Le fils du Seigneur est né.

Il est ensuite question de garnir copieusement la table de l'hôte en prévision des visites qu'il ne manquera pas de recevoir.

Téléchargez le fichier mp3 (environ 800 Ko) et écoutez,avec votre "player" préféré, ce chant interprété par le Choeur d'Enfants Ukrainiens d'Odessa, avec le concours de Irina Berlizova, soliste à l'opéra d'Odessa.

D'autres extraits sonores peuvent être trouvés sur le site BRAMA (qui offre par ailleurs d'autres ressources très intéressantes). Voix d'Ukraine vous propose une sélection de liens présents sur la page BRAMA consacrée à la musique (la page présente des CD et cassettes et contient des liens vers des fichiers au format ram utilisant la technique du "streaming").

D'abord, sur le CD intitulé Koliadouimo razom (Chantons les koliady ensemble - pochette ci-contre), le petit discours par lequel les chanteurs de koliady s'introduisent et présentent leurs voeux. Puis un autre grand classique des koliady, Po Vsiomou Svitu (De par le monde [une grande nouvelle se répand]).

Une autre cassette proposée par BRAMA permet de goûter à deux styles d'interprétation très différents. Au commencement des temps est interprété "à l'ancienne", en reproduisant la façon de faire traditionnelle, ce qui est d'ailleurs en symbiose avec le titre du chant. Au contraire, l'arrangement de Emerveillement à Bethléem, est d'une inspiration beaucoup plus "classique".

Pourquoi les ukainiens fêtent-ils Noël en janvier ? La fête de Noël a été instaurée en 354 à Rome, pour célébrer la naissance du Christ en remplacement du culte solaire de l'empereur Aurélien lors du solstice d'hiver. Cette initiative marquait une étape dans les progrès constants du christianisme : l'empereur Constantin, converti au christianisme en 312, venait de fonder Constantinople, capitale de l'Empire romain, sur le site de Byzance (en 330).

La coutume de Noël s'est ensuite progressivement étendue à l'Orient, en suivant le développement du christianisme. Saints Cyrille et Méthode évangélisent les slaves, traduisent la Bible et la liturgie en langue slavonne et fondent en 860 l'alphabet cyrillique.

Monument dédié à la mémoire des Saints Cyrille et Méthode et de la Princesse Olga (non représentée sur la photo). Erigé à Kyiv au 19ème siècle, le monument a soudainement disparu dans les années 20, sous le régime communiste. Découvert enterré au cours de travaux dans un square en 1995, il a depuis cette date retrouvé sa place initiale.
Photo Donald Whiteley - Kyiv Photo Gallery (à visiter pour d'autres photos)

En 988, le grand-prince de Kyiv Vladimir se convertit au christianisme (et épouse la soeur de l'empereur byzantin Basile II). C'est juste après le début de l'évangélisation de l'Ukraine qu'intervient, en 1054, le schisme entre les Eglises d'Orient et d'Occident dû à l'opposition du patriarche orthodoxe au pape de Rome.

Une histoire de calendrier. Les Ukrainiens orthodoxes fêtent Noël le 7 janvier, en retard de 13 jours par rapport aux catholiques. Le décalage est lié à un problème de calendrier. C'est un astronome d'Athènes, Méton (Vème siècle avant notre ère) qui est à l'origine du calendrier moderne. En 130 avant JC, Hipparque découvre un phénomène de précession des équinoxes et corrige la durée de l'année en l'établissant à 365 jours, 5 heures et 55 minutes, au lieu des 365,25 jours considérés auparavant. Sur la base de ces travaux, Jules César écoute les recommandations d'un autre astronome, Sisogène, et procède à une première réforme. Puis son successeur Auguste, en introduisant des modifications mineures, met la touche finale à ce qui devient le calendrier julien.

Mais Hipparque avait fait une erreur de 5 minutes sur la durée de l'année, ce qui crée une dérive du calendrier par rapport au cycle solaire. Cette dérive perturbe la détermination de la date de Pâques. Pour y mettre fin, le pape Grégoire XIII décide d'installer son calendrier et efface 10 jours du calendrier de César : le lendemain du lundi 4 octobre 1582 devient le vendredi 15 octobre.

Dans une Europe largement insoumise et livrée aux guerres de religion, la bulle pontificale est suivie de manière inégale, avec parfois des révoltes de population à la clef, comme à Riga en 1586, sous domination polonaise, ou plus tard en Angleterre. "Les Protestants, a dit Kepler, préfèrent être en désaccord avec le soleil que d'accord avec le pape".

L'argument vaut également pour les Orthodoxes qui, depuis le schisme des Eglises de 1054, refusent l'autorité du pape. Comme depuis 1582 le calendrier julien a continué à dériver, c'est un retard de 13 jours qui s'applique aujourd'hui.

 


 

ques représente pour les Ukrainiens la fête religieuse la plus importante. Cette fête remonte à l'origine du christianisme et sa date a été fixée, après bien des controverses, par le 1er concile de Nicée en 325 au premier dimanche qui suit la pleine lune de l'équinoxe de printemps. Comme le retard de 13 jours, qui existe entre le calendrier grégorien en vigueur en Occident et le calendrier julien encore utilisé dans les communautés religieuses en Ukraine, entraîne un décalage sur la date de l'équinoxe (le 21 mars), la fête de Pâques orthodoxe intervient avec un retard variable par rapport à sa date en Occident. En 2000, c'est le dimanche 30 avril, alors que sur nos calendriers la fête est inscrite au 23 avril.  

Le jour de Pâques, lorsque deux Ukrainiens se rencontrent, le premier dit Krystos Voskres ! (le Christ est réssuscité), et le second répond Voyistynou Voskres ! (en vérité il est réssuscité), puis ils s'embrassent 3 fois, par référence à la Trinité.

Le thème de la résurrection du Christ est en effet au coeur de la fête de Pâques. Mais le christianisme a en fait récupéré une coutume plus ancienne, liée au rythme de la nature, et qui consistait à fêter la fin de la saison hivernale et l'espoir suscité par l'entrée dans un nouveau cycle d'abondance.

   

Pyssanka (pyssanky au pluriel). La tradition des oeufs peints fait partie de ces coutumes héritées des temps antiques et se retrouve aujourd'hui associée aux rites de la fête de Pâques. L'Ukraine reste l'un des rares pays où cette tradition est restée aussi vivace et où elle continue à être pratiquée.

Dans la coutume originelle l'oeuf, lui-même symbole de source de vie, servait de support à d'autres messages symboliques exprimés au travers des décorations qu'il portait. Les motifs peints sur la pyssanka - ce terme provient du verbe pyssaty, qui veut dire écrire en ukrainien - expriment la vénération des forces de la nature (le soleil notamment) et véhiculent des voeux de bonheur et prospérité.

Les pyssanky sont en effet des objets d'offrande. Offerts par les Ukrainiens à leurs proches, pour leur souhaiter bonheur et propérité, ils sont précieusement conservés car ils sont sensés protéger la maison d'accueil et empêcher le malheur d'y entrer.

 

     

Les illustrations utilisées pour agrémenter cette présentation de la pyssanka sont tirées du site BRAMA, riche en informations de toute sorte sur l'Ukraine (en anglais). Ce site présente la coutume de Pâques en Ukraine et consacre quelques pages sur les pyssanky. Un autre site (conçu par Ann Morash) explique la technique de réalisation.

Voir aussi, sur le site Ukraine Europe, l'article L'art de la pyssanka de Jaroslava J., ainsi que la galerie de photos.

 
     

 


 

Photo Boheme MusicJazz ethnique d'Ukraine ? Le programme du Festival Regards sur la Culture Ukrainienne, qui s'est déroulé en automne 1999, nous a permis de découvrir un genre inhabituel de musique, le Jazz ethnique d'Ukraine, au travers du musicien Enver Ismaïlov (photo ci-contre). Né à Ferghana, Ouzbekistan, dans une famille d'origine tatare, Enver vit maintenant en Crimée, pays de ses ancêtres (les Tatars ont été massivement expulsés de Crimée et déportés en Sibérie et au Kazakstan pendant la seconde guerre mondiale, et depuis l'éclatement de l'empire soviétique, nombre d'entre eux reviennent au pays). Il a une manière originale de jouer de sa guitare électrique : elle consiste à frapper les cordes au niveau du manche, des deux mains, à la manière de Stanley Jordan, l'autre co-inventeur de la technique.

La musique d'Enver Ismaïlov répond presque parfaitement à la définition que donne Le Larousse pour la musique de jazz : "...basée pour une large part sur l'improvisation, un traitement original de la matière sonore et une mise en valeur spécifique du rythme (swing)." Mais alors que le jazz habituel résulte de la "rencontre (...) des deux traditions musicales européennes et africaines", la musique d'Enver puise dans d'autres influences : folklore méditerranéen, des Balkans, d'Inde et d'Asie centrale.

Enver Ismaïlov a produit deux CD : "Eastern Legend" (CDBMR 809017), où il s'exprime en solo, et "Minaret" (902037), où il joue avec deux complices et amis. Ces deux disques sont l'objet d'une page de présentation spécifique sur le site Boheme Music, qui présente par ailleurs beaucoup d'autres CD, y compris dans la catégorie jazz, avec la possibilité d'écouter des extraits sonores. Les liens sont récapitulés ici :

Page d'accueil de Boheme Music
         page
Enver Ismaïlov (en anglais)
               catalogue des disques -
catégorie Jazz (cherchez - Izmailov pour trouver les CD d'Enver)
                     extraits sonores du disque Eastern Legend :
Capanitsa (bulgare), Short story, Tatarlugum (chant tatar)
                     extraits sonores du disque Minaret :
Danse bulgare, Sevan, Balkan.

 

 


 

Festival Regards sur la culture ukrainienne. Jacques Chirac, lors de sa visite à Kyiv, en septembre 1998, et Leonid Koutchma, son homologue ukrainien, avaient décidé de mettre en place un programme de manifestations culturelles en France dans le but de mieux faire connaître la culture ukrainienne. Cette initiative a pris corps cet automne, sous le nom de Regards sur la culture ukrainienne, grâce à l'action d'un certain nombre d'organisations et d'associations culturelles, et avec le concours des ministères concernés des deux pays. L'inauguration a eu lieu le 14 septembre, à L'Espace Pierre Cardin (Paris), en présence notamment de l'ambassadeur d'Ukraine et du ministre de la culture de l'Ukraine, avec un concert auquel participaient le choeur Kyiv (dirigé par M. Gobdytch) et l'ensemble des Solistes de Kyiv (dirigé par B. Kotorovytch).
Le programme de Regards sur la culture ukrainienne est varié : cinéma, photographie, théâtre, poésie, musique et chant. L'intéressant programme du 11ème festival Est-Ouest de Die (Drôme), qui s'est déroulé du 16 au 27 septembre, a été établi dans ce cadre. D'autres manifestations sont également prévues à Gap, Toulouse, Lille, Chambéry, ainsi qu'à Paris et sa région. Surveillez les annonces. Parmi les évènements à ne pas manquer  :
  • le bandouriste de Lviv, Taras Lazourkevytch et son répertoire composé de chants populaires traditionnels et des fameuses Doumas des Kobzars, au théâtre Artistic Athevains (Paris), le 27 septembre ;
  • Nina Matvienko et son trio Zoloti Klioutchi (chant traditionnel), après Die entre le 17 et le 25 septembre, le 5/10 à l'Auditorium St Germain (rue Félibien, Paris 6ème), le 8/10 à Villeurbanne (69), le 10/10 à l'Eglise St Germain de Charonne (place St Blaise, Paris 20ème), le 15/10 au Théâtre de Corbeil Essonne (91)
  • la rétrospective Dovjenko (cinémathèque française, du 3/10 au 17/10),
  • Enver Ismaïlov et son trio de jazz ethnique d'Odessa et de Crimée, après les concerts tenus dans le cadre du festival de Die, viennent se produire à Paris. Ils sont à l'Auditorium St Germain, le 6 octobre, et au New Morning, conjointement avec l'ensemble de rock Mertvyï Piven, le lendemain 7 octobre ;
  • le film Les Chevaux de feu, de Sergueï Paradjanov, à Die les 18 et 26 septembre, et également à la cinémathèque de Paris (cf la critique parue dans Le Monde du 23 septembre 1999).
  • Capella Doumka (choeur), à Grenoble le 27 octobre et à Toulouse le 31 octobre
  • Choeur de Chambre de Kyiv, sous la direction de Mykola Hobdytch, à l'Eglise Saint Roch, 296 rue Saint Honoré, Paris 1er, le 14 décembre 1999 (chants de Noël et chants liturgiques ukrainiens du Moyen-Age et des époques baroque et romantique).

Voix d'Ukraine - mai 2001 - mai 2003